COURAGE

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Le temps est si triste aujourd’hui
Comme dans mon coeur aussi,
Il y a de la pluie, des nuages
Dans ma tête, c’est l’orage.

Seule, comme une âme en peine,
Je traîne ma tristesse, jusqu’au bout de la nuit,
Je ne peux  m’habituer à cette nouvelle vie,
Sans toi la solitude et l’ennui me poursuivent.

La maison est si vide, depuis que tu es parti,
Nous devons apprendre  à vivre sans toi,
C’est si dur si tu savais mon fils crois moi,
Mon coeur a si mal surtout en ce jour
Je ne peux me passer de toi chaque jour.

Je ne sais plus vivre pour moi,
Je n’ai plus envie de sourire,
Et je m’enfonce dans un grand tunnel
Où je n’arrive plus à voir à la lumière.

Je me demande chaque jour où quoi comment ?
Pourquoi toi ? et pas moi .
Je ne sais pas comment faire?
Pour trouver une solution et la réponse
A cette question et la vie doit continuer.
Même si désormais, mes matins sont chagrins
Toujours je pense à toi , nous qui sommes si seuls

Je sais que tu me dirais ne de ne pas pleurer,
Et de penser enfin à moi, vivre les moments de joie
Mais je ne peux te promette d’essayer car pour moi c’est raté.
La vie est trop dure sans toi  crois moi !
Je te demande seulement de bâtir mon chez moi

Je t’aime mon fils

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cliquez sur les liens surtout 



Pour ADA

C’est une maman qui a perdu son Lucas à l’âge de 23 ans , il y a 3 mois et demi ………Ada , si tu lis cet article ….prends ton temps pour lire un peu ce blog et tu verras combien j’ai pu évoluer , et que je suis passée par les phases que tu décris ………….et continues à venir , tu feras connaissance avec des tas de gens prêts à t’aider …………..courage.




Archives pour la catégorie Deuil

Deuil parental

Je vais souvent sur le net pour faire des recherches sur le thème du deuil des parents.

Oui, la perte d’un enfant est un deuil  » à part » parce qu’il est inconcevable et injuste  qu’un enfant parte avant les parents.

Faire le deuil ne signifie pas oublier l’être cher mais apprendre à vivre avec cette perte, ce manque .

Parce que la peur des parents est que leur enfant soient oublié.

Parce que chacun est unique et a sa propre souffrance.

Parce que tout et n’importe quoi peut nous rappeler notre enfant : une odeur, un son, un lieu…

Parce que nous culpabilisons d’être vivants.

Parce que la douleur et le chagrin ressurgissent n’importe quand et des fois, sans que nous sachions pourquoi.

Parce qu’il y a le  manque viscéral de notre enfant.

Parce que nous avons besoin de dire et de re-dire, de raconter encore et encore.

Parce que nous souffrirons jusqu’à la fin de notre propre vie.

Pour toutes ces raisons, nous changeons. Nous ne serons plus jamais les mêmes.

Pour toutes ces  raisons, bien des gens ne nous comprennent plus et nous fuient.

Pour toutes ces raisons, ma vie a changée.

Pour toutes ces raisons, mes priorités dans ma vie ont changées aussi.

Pour toutes ces raisons, mes larmes coulent souvent.

 

 

Pour toutes ces raisons, j’ai crée ce blog à la mémoire

 

de Jordan.

 

 

 

J’ai besoin de cet espace de liberté pour pouvoir parler encore et encore de mon fils, de mon bébé, de mon coeur d’amour, mais aussi pour parler de ma vie  » après « . 

De parler également de ces tous petits rien qui font que je me lève chaque matin.

De parler de ces personnes qui connaissent la même douleur que moi, mais qui ne peuvent pas s’exprimer.

De parler de ces personnes avec qui je discute par mail après les avoir connues ici.

De parler de ces personnes qui m’aident ici, comme peu de personnes de mon entourage l’ont fait.

 

Je pense que c’est ici, chez mon fils, que j’ai progressé, certainement mieux que chez un psy.

 

Et même si je suis souvent assaillie par le chagrin et le désespoir, je réussis à survivre pour Jordan.

 

Je sais maintenant que la douleur sera la compagne de mes vieux jours mais peu importe, tant que je le pourrais, je viendrais ici et je crierais  que l’amour pour mon fils disparu est intact.

 

Liens

J’ai rajouté le lien ( dans la colonne de gauche) d’un site pour les parents ayant perdus un enfant : parentsdesenfantes.

ça fait si mal …..

Pfeeee, je cherche un peu partout , j’étais certaine d’avoir un stylo à paillettes dorées…….pas moyen de mettre la main dessus et c’est très chianttttt.

Je vide le tiroir de mon bureau , la petite boite qui sert à mettre pleins de petites choses diverses …….il y a pelle-mèle : des punaises, des élastiques, des pin’s, un crayon de papier  machouillé, un stylo bille qui n’a plus d’encre et une petite carte mémoire que je retrouve .Elle a été mise là je ne sais pas quand et je ne sais pas où plus ce qu’il y a dessus ……

Je la mets dans mon appareil photo et je branche sur l’ordi …….des photos de 2005/2006 : Enzo tout petit , Cindy, Kenji…..et Deux photos de Jordan .

Le coup au coeur , ça fait trop mal ……je ne m’attendais pas à voir des photos de mon fils …..d’autant plus que je n’ai aucun souvenir de ces photos ……..mon dieu , que j’en ai mare , que je voudrais disparaître , oui , à cet instant précis , je voudrais ne plus être là …..je pleure , je ne peux pas me retenir, ça fait si mal , c’est si injuste …..tout ça est si injuste , absurde, incroyable…….

Et aujourd’hui encore , je n’en suis pas revenue ,crise d’angoisses sur crises d’angoisses….crises de larmes et ras le bol

Ne pas regarder ……

Selon certains, il ne faut pas regarder en arrière, ne pas penser aux fautes et aux échecs de notre vie , mais ne penser qu’au présent et à l’avenir.Trouver le bon dans le mauvais.

Toutes ces pensées sont bien belles , mais pas si évidentes que ça à mettre en place, surtout si on a perdu la foi.

Lorsque je me lève , ma première pensée n’est pas : « merci seigneur de m’accorder encore une belle journée  » mais  » il faut encore se tenir debout « .

Certes, mon optimisme revient vite au goût du jour mais j’ai souvent au cours d’une même journée de nombreux creux et peu de hauts.

Les hauts me donnent du peps pour combattre les creux et c’est ainsi que se déroule une bataille éternelle, de tous les instants, de tous les jours.

Ces allers-retours, ces hauts-bas, ces bien-mal sont épuisants et me laissent peu de répits pour le bonheur pur.

C’est ainsi que j’arrive le soir, complètement vannée , même si je n’ai pas fait grand chose de vraiment fatiguant……..je connais cet état d’esprit qui ne me quitte plus depuis le décès de Jordan…..je le connaissais avant aussi, mais dans une moindre mesure……c’est la sournoise dépression, maladie dont on ne se sort pas , même si on connait des mieux , la rechute vous guète toujours.

Je la connais bien, cette copine des bas-fonds, je l’ai apprivoisée, je ne prends plus aucun traitement médicamenteux….mon blog est ma soupape de sûreté , mais je sais qu’elle est là, tapie, prête à bondir sur moi et à venir dévaster tout ce que j’ai mis en place comme barrières pour me protéger, où plutôt protéger mon esprit……..mais je vous garantie qu’il est bien tentant de se laisser glisser vers le néant, le rien, le vide……car lorsque vous êtes au fond du gouffre, enfermée entre quatre murs, bourrée de tranquillisant, entourée d’une équipe médicale qui pense pour vous, et bien , vous ne souffrez plus….et là, enfin , vous êtes bien .

Quand les gens font des gaffes …..

A la banque , la nana hyper gentille derrière son bureau ( sans blague , elle est sympathique, souriante et toujours à l’écoute)  papotte de tout et de rien en attendant d’avoir une réponse à ma question sur l’ordi …..Et d’un seul coup , voilà qu’elle me demande avec un grand sourire :

-  » à mais je vois que vous avez un fils chez nous sous votre autorité parentale ,  Jordan n’est pas encore majeur ? « 

Quand elle a vu que je me décomposais , incapable de répondre et que les larmes arrivaient sur mes joues , la pauvre ne savait plus comment rattraper sa gaffe et se confondait en excuses .

Au bout d’une où deux minutes qui ont dû lui paraître une éternité, j’ai réussi à me reprendre et à lui dire que Jordan était décédé depuis un an et demi et qu’on avait fourni un certificat de décès, mais qu’elle ne pouvait pas deviner ……ça m’a remis le moral à zéro et j’ai certainement gâché la fin de la journée de cette fille .

 

Avoir conscience

Cela fait deux jours que je n’ai pas écrit pour mon bouquin . Je revis des passages éprouvants de ma vie lors du décès de Jordan .

Mais cela me permet au moins de me rendre compte combien ma douleur, mon chagrin ont évolués ou changés .Je ne m’en étais pas aperçue avant .

Ce n’est plus cette colère ou alors plus la même .Maintenant , la colère a cédé la place a ce manque de lui .

Je ne comprends toujours pas pourquoi mon fils a dû mourir en pleine forme, à 21 ans mais j’admets qu’il n’est plus sur cette terre et qu’il ne le sera plus jamais et j’ai l’impression d’être là sans vraiment y être, comme si j’attendais sagement que mon tour arrive.

Je suis passive. Voilà , c’est cela , je suis passive.

Je fais tout ce que je dois faire pour vivre mais pas plus. Pourquoi me donner la peine d’être vraiment entreprenante alors que je suis pleinement consciente maintenant que tout peut s’arrêter dans un millième de seconde ?

Bien sûr , je le savais , avant …….je le savais juste; et entre ces deux notions de « savoir » et  » avoir conscience  » , il y a un gouffre de souffrances et de larmes que j’ai franchi sans l’avoir voulu.

La culpabilité du survivant

Définition trouvée dans Wikipédia :

Culpabilité du survivant

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

La culpabilité du survivant est un syndrome douloureusement vécu par les personnes qui ont échappé à la mort alors que d’autres sont morts.

Au sens propre, on ne devrait évoquer la culpabilité du survivant qu’à cette condition-là : « d’autres que moi et que je connaissais sont morts, j’aurais pu mourir aussi mais je suis toujours là. »

Des auteurs comme Elie Wiesel ou Bruno Bettelheim ont publié des travaux à ce sujet. En France, Maurice Porot s’y est également intéressé[1].

Le survivant est rongé par la culpabilité, a le sentiment d’avoir « trahi ». Ce sentiment de faute est à l’origine soit d’une dépression, soit d’une évolution vers des idées persécutives.

 

C’est exactement ce que je ressens sans avoir frôlé la mort , et pourtant , moi , je suis toujours vivante et lui est mort .

 

Survivre

Survivre : continuer d’exister / demeurer en vie après la mort de quelqu’un, après la fin de quelque chose/ rester en vie après un danger .

C’est la définition donnée par le dictionnaire et c’est exactement ce que je fais, je survis .

Bien sur , tous les matins , je me lève , je déjeune, je fume ma clope, je me douche, je vais au travail .

Bien sur, tous les jours, j’écoute de la musique, je lis, je viens ici, je rencontre des gens .

Bien sur que je fais tout ce qui fait une vie mais comment pourrais-je expliquer ce que je ressens vraiment ? je crois que je manque de vocabulaire pour le faire .

C’est comme si ma vie était entre parenthèses et en pointillés : il y a ma vie sociale et ma vie lorsque je suis seule .Je suis là mais pas tout à fait . Je ne suis plus la même qu’avant ce 13 juin , je ne le serais plus jamais . Il  manquera une partie de moi pour toujours et quoique je fasse. Je pense que seule une maman ayant perdu un enfant peut  comprendre réellement tous ces sentiments si contradictoires, si fatiguants, si usants.

Même avec la meilleure volonté du monde ,ceux qui ne sont pas passés par là ( et je ne le souhaite à personne ) ne peuvent imaginer ne serait-ce qu’un millième de seconde la souffrance et la solitude dans lesquelles nous plonge le décès d’un enfant.

J’irais même plus loin , je ne crois pas que les pères vivent cette perte comme les mères . C’est impossible . Nous les avons portés , sentis grandir en nous , nourris avant qu’ils n’apparaissent .Un lien invisible c’est crée entre nous et ce bébé dès  la première cellule .Et c’est un amour pur et indestructible qui naît petit à petit ,qui nous relie comme le fil d’Ariane…………

 

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